Présentation des carrelages : Informations génerales

Les carrelages présentent des caractéristiques différentes selon principalement leur méthode de fabrication et les finitions qu'ils reçoivent. Cela détermine leur résistance à l'usure, aux chocs, au gel et aux agents chimiques, ce qui implique leur utilisation. En effet, au moment de choisir les carreaux il faudra considérer le lieu où ils seront posés (intérieur ou extérieur, salle de bains, cuisine, entrée, séjour...) et l'emploi de la surface carrelée. L'aspect esthétique, s'il vient en dernier, n'en est pas moins important, et fort heureusement les procédés modernes permettent d'associer solidité et beauté.

UN MATÉRIAU, UNE HISTOIRE

Le carrelage est l'un des revêtements les plus anciens que l'on connaisse. Il suffit de se souvenir des magnifiques céramiques grecques et romaines.

Dans nos contrées, on voit le carrelage apparaître seulement au VIIe siècle, période où il est tout d'abord considéré comme un matériau noble, réservé à la décoration des chapelles, des églises et des basiliques.

Supplanté par la suite par les parquets, il se retrouve relégué dans les pièces les moins aristocratiques (cuisine). Mais il prendra vite sa revanche pour conquérir, à notre époque, toutes les pièces de la maison.

LES MÉTHODES DE FABRICATION

Le mot céramique vient d'un terme grec qui aurait désigné à la fois « argile » et poterie, tant l'art du carrelage et celui de la poterie étaient proches. Il existe différents procédés de fabrication qui donnent un revêtement plus ou moins résistant. Les voici.

LA CUISSON

Le carrelage de base est obtenu par cuisson d'une pâte faite d'un mélange d'argile et de sable, à une température de 900 °C. Cela donne le matériau que tout le monde connaît sous le nom de terre cuite. Celle-ci trouve de nombreux usages (il suffit de citer les pots de fleurs traditionnels) et constitue, en revêtement de sol, nos tomettes si célèbres.

LA VITRIFICATION

D'autres procédés sont venus améliorer les qualités de la terre cuite. Parmi eux, il faut mentionner la cuisson à une température plus élevée (de l'ordre de 1 300 °C), ce qui permet d'effectuer la «vitrification» du matériau.

Cette méthode, qui a pour conséquence la fusion de la matière provoquée par la température élevée, a pour résultat de rendre le matériau imperméable, ce qui ouvre de nouveaux horizons à l'utilisation des carreaux ainsi préparés.

En effet, un carrelage poreux doit être proscrit de tout emploi à l'extérieur dans les régions où il gèle l'hiver: l'eau et l'humidité, pénétrant le cœur du matériau, celui-ci éclaterait sous l'action du gel. On comprend pourquoi le carrelage est resté si longtemps la spécialité (et le privilège) des pays méditerranéens...

Selon la température de cuisson, la vitrification est plus ou moins partielle et la résistance du carrelage également.

LA FORMATION DES CARREAUX

Les méthodes de fabrication

Il existe deux principales façons de former des carreaux.

- Par étirement, méthode qui implique le passage de la pâte d'argile dans une machine dans laquelle elle est étirée. Cette pâte, découpée aux dimensions voulues, est ensuite séchée puis cuite.

- Par moulage d'une poudre provenant d'une pâte d'argile cuite à très haute température (c'est ainsi que le grès cérame est fabriqué). Cette poudre est ensuite moulée aux formes voulues qui peuvent être très variées.